Chromatic Dystopia / Dystopie Chromatique
ENG
What is “The After”?
Landscapes of raw beauty, bathed in a permanent twilight.
Elements in fusion, as if heated white-hot by massive fires.
Plants and animals reduced to glowing ghosts. Each image in this series reads like a postcard from an alternative future.
Each image in this series reads like a postcard from an alternative future.
Night becomes a backdrop on which a dystopian and poetic world, returned to a wild state, unfolds. Under the harsh light of flashes, natural landscapes transform, suspended between collapse and rebirth.
By evoking ambivalent feelings of beauty and strangeness in the viewer, this series reflects the evolving relationship between humans and Nature: it appears to us increasingly threatened, yet also threatening.
This anticipatory documentary narrative comes from long nocturnal wanderings in remote natural sites: deserts, mountains, forests… These images are constructed at the moment of capture, using artificial lighting and color gels, without photomontage,post-production coloring, or generative AI.
FR
Qu’est-ce que l’Après ?
Des paysages à la beauté brute, livrés à un crépuscule permanent.
Des éléments en fusion, comme chauffés à blanc par quelques incendies géants.
Plantes et animaux ne sont plus que des fantômes incandescents.
Chaque image de cette série se lit comme une carte postale d’un futur alternatif. La nuit devient une toile de fond sur laquelle se dessine un monde dystopique et poétique, retourné à l’état sauvage. À la lumière crue des flashs, les paysages naturels se métamorphosent, suspendus entre effondrement et renaissance.
En créant chez le spectateur des sentiments ambivalents de beauté et d’étrangeté, cette série reflète l’évolution de notre rapport à la Nature : elle nous apparaît à la fois toujours plus menacée et menaçante.
Ce récit documentaire d’anticipation provient de longues errances nocturnes dans des lieux naturels isolés : déserts, montagnes, forêts… Ces images sont construites au moment de la prise de vue, à l’aide d’éclairages artificiels et de gélatines colorées, sans recours au photomontage, à la coloration en post production ou à l’IA générative.


La nuit, Guilhem Touya s’aventure seul dans des paysages reculés éclairant l’obscurité par des flashs et des gélatines colorées. Pas de retouche ni de montage : chaque image est construite sur place, au moment de la prise de vue. Sous cette lumière artificielle, la nature se métamorphose. Les troncs se dressent comme des silhouettes fantomatiques, les roches semblent incandescentes, et l’air lui-même paraît chargé d’une tension silencieuse. Ces scènes, à la fois réelles et irréelles, évoquent les cartes postales d’un futur incertain, où la civilisation aurait cédé la place à un monde redevenu sauvage.
Avec Dystopie Chromatique, le photographe mêle la précision visuelle héritée de ses années en publicité à une sensibilité nourrie par la science-fiction et ses souvenirs d’enfance au contact de la nature. (...) La série interroge l’équilibre fragile entre fascination et inquiétude face au vivant. Elle brouille volontairement nos repères temporels : s’agit-il d’un avertissement, d’une vision poétique ou des deux à la fois ? Dans cette tension entre effondrement et renaissance, Guilhem Touya invite à regarder autrement les paysages qui nous entourent — comme si nous les voyions pour la première fois, ou peut-être pour la dernière.
Jonas Cuénin, Directeur du magazine Blind



















